Où il est question de chômeuse qui vend ses charmes, de reconstruction résiliante et de … Personal Branding !

J’avais une consultante en outplacement (déjà le mot est une hérésie pour moi, placer dehors … ) qui me disait : « Antonia, tu ne ‘TE’ vends pas, tu vends tes compétences. »

A l’ère du Personal Branding et de l’exposition de l’individu à travers les réseaux sociaux, je persiste à croire que ma consultante avait tort. Et que d’abord, ce sont nos charmes que l’on met en vente. Nos atouts. Et notre capacité à vendre nos charmes mieux que la voisine, le voisin. Surtout que la voisine, cette salope, qui est toujours plus jeune que nous, plus jeune diplômée, plus cappée que nous, plus « sans avoir enfanté  » que nous !

D’ailleurs ne dit-on pas : je ne vais quand même pas me prostituer pour ce job ? 
En tout cas, moi, ca m’est arrivé de le penser et le dire. Et de me désespérer de ne pas avoir raccolé aussi bien que la dite voisine ou voisin pour obtenir ce job. Bienheureux soit celle – celui qui a été épargné par cette descente aux enfers. Il ne sait pas encore de quoi son lendemain (qui ne chantera peut-être pas) sera fait.

Alors le pourquoi de ce monologue ?
J’étais peinarde vautrée dans mon pieu, ce samedi matin, avec mon ordi sur les cuisses parce mon mec s’est encore envolé pour faire de la promotion digitale à l’autre bout de la France (après 5 jours en Chine !) justement pour que d’autres mecs aient envie de s’envoler ailleurs… mais ca aussi c’est une autre histoire.

Donc tout en me désolant de voir par la porte vitrée ce temps de merde pourri qui s’éternise, je nettoyais mes mails en masse, en commençant par mes notifications Facebook (faut vraiment que je me décide à les désactiver… En même temps, un jour que j’étais vraiment esseulée et professionnellement désoeuvrée,  je les avais activées parce que justement il ne me restait que les notifications Facebook pour me donner l’illusion de ne pas être paumée sur une île déserte !  Bref c’est pas non plus le propos de ce monologue encore que)…
Donc je poubellisais en masse quand je suis tombée sur ce commentaire de mon compère et ami Christian Radmilovich qui m’a fait tilter sur le nom d’une jeune femme que je viens de rencontrer et faire un saut de puce sur son article qui m’a scotché !
La jeune femme publie sur son profil Facebook des romans photos made in mano et j’étais déjà fan avant de la rencontrer récemment Hors Clavier. 

L’article de Cécile Missir, j’aurai aimé avoir les couilles de l’écrire. 
Comme je suis une emmerdeuse de première catégorie, et que l’absence de couilles n’est pas un argument pour me démonter, je me suis contentée de le commenter son article. 
Et comme j’ai cessé de me cacher et de dissimuler mes errances personnelles et professionnelles de ces 3 dernières années, je livre ici aussi ce commentaire d’hommage à Cécile.  

« Cécile, tu m’as scotchée avec cet article. J’aurai aimé l’écrire. Je me contenterai de le commenter. Je m’y suis retrouvée dans ton périple, quand j’étais perdue pour le marché de l’emploi, perdue pour mon étiquette sociale et professionnelle, perdue pour Pole Emploi, perdue pour mes relations et surtout mes proches qui ne me reconnaissaient de toutes façons pas. Pas plus que moi d’ailleurs.
Et puis je m’y suis retrouvée aussi dans tes mots quand je me suis moi-même enfin retrouvée dans mon désir de cesser d’être dans ‘leur » cadre et de déterminer le mien : celui de l’authenticité. Je me suis retrouvée quand j’ai recommencé à fréquenter des ‘réseaux » professionnels atypiques. Je me suis retrouvée dans toutes tes étapes. De la perte d’emploi, à la désaffection de soi, à la radiation de pole emploi, au burn-out, à la dépression destructrice, suicidaire, et à la reconstruction laborieuse de la confiance en soi. Y compris la dernière étape. Tout accepter. Même ce qui pourrait sembler dévalorisant ou régressif pour ceux qui « gèrent leur carrière ». Pour ne pas rester à ne plus être personne. Une personne. Une professionnelle. Mais surtout se respecter soi-même pour être respectée par l’autre. Et apprendre à dire STOP et NON. Je l’expérimente tous les jours avec la mission du moment.
L’humilité, l’authenticité, la générosité, la transparence sont des valeurs sures. Des valeurs qui ne me déçoivent pas. Je mise sur elles. Gros. Chaque jour de ma nouvelle vie professionnelle.
Et je suis récompensée en retour.

Et surtout NOUS nous sommes trouvées, Toi et Moi : au dernier apéro des @SlashGen.
Une révélation, un miroir de moi avec quelques 10 ans de moins. Et déjà tellement de sagesse.
Hâte de te revoir pour partager encore davantage. Nos expériences communes. Nos sensibilités à fleur de peau. Nos déboires auxquels trinquer. Nos échecs qui s’avèrent parfois nos réussites les plus enrichissantes. Nos façons d’être et de nous comporter par le passé et à l’avenir.
Et pourquoi pas ? Nos projets d’avenir… sur le social, sur le crm… sur le social crm… 

La confiance en soi est la sève de la vie.
Ca, c’est dit.

 

À propos de Antonia Ferreiro Agudo

Avant je faisais du marketing mais ça c'était avant... Depuis je touche les gens avec mon coeur et ils aiment ça !

Publié le 26/05/2013, dans Je suis #SlashGen et j'aime ça !, Moi ? J'ose !, Urban Epistola. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Quel bel hommage… Merci Antonia…

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